logo spip

Oissel / Rouen : rassemblements le 19 janvier

samedi 19 janvier 2008.
 

Les collectifs RESF27, RESF 76, RESF 45, Solidarité Migrants Oise, le CEFED et le collectif Wei et Ming d’Evreux appellent à des

RASSEMBLEMENT

samedi 19 janvier à 14h30
devant le centre de rétention de Oissel

- 15h : Rassemblement devant le Palais de Justice de Rouen

- 15h30 à 19h :

4 heures contre les centres de rétention
salle Sainte Croix des Pelletiers de Rouen

JOURNEE EUROPEENNE D’ACTION CONTRE L’ENFERMEMENT DES SANS-PAPIERS

SAMEDI 19 JANVIER 2008

Des personnes vivent dans notre pays SANS PAPIERS. Leurs enfants vont à l’école ici ; parfois elles travaillent … Être sans-papiers c’est une situation administrative, ce n’est pas un crime ! ET POURTANT …

LA CHASSE AUX ETRANGERS EST OUVERTE !
Les contrôles et arrestations se multiplient : dans la rue, aux abords ou à la Préfecture, aux domiciles …
Des pressions sont faites sur le personnel de l’ANPE, dans certaines associations et sur les travailleurs sociaux pour qu’ils dénoncent les sans-papiers qu’ils accueillent !
Dans les écoles, la police essaye de « se renseigner » sur telle ou telle famille sans papiers (allant même jusqu’à utiliser le mensonge ou l’usurpation d’identité pour obtenir des renseignements et piéger les personnes).
Il s’agit de faire du chiffre : 25000 expulsions exigées dans le cadre de la mission du ministre Hortefeux pour 2007 !

En centre de rétention ou en prison, les sans-papiers sont enfermés !
Les « centres de rétention administrative » sont des prisons qui ne disent pas leur nom. Dans ces lieux fermés, ceinturés de barbelés et contrôlés par la Police, les étrangers qui doivent être expulsés peuvent être enfermés jusqu’à 32 jours. Des hommes, des femmes (parfois enceintes) avec des enfants (dont certains en bas âge) et même des nourrissons sont retenus contre leur gré dans des conditions de promiscuité et de privation des droits les plus élémentaires inacceptables, sans aucun respect pour leur dignité ! C’est ainsi que certains en arrivent à se suicider ou à s’engager dans une grève de la faim.

La police française semble de plus en plus s’inspirer des méthodes brutales des camps de concentration pour migrants, construits en Libye par Monsieur Kadhafi" avec l’aide et pour le compte de l’Union Européenne.

En 2006, près de 300 enfants ont été enfermés en France !
De plus en plus de personnes sont « retenues » (1 500 places aujourd’hui contre 786 en 2002).
La durée légale de rétention augmente : 7 jours en 1981, 10 jours en 1993, 12 jours en 1998 et enfin 32 jours depuis 2003 (le Parlement européen discute de l’adoption d’une directive prévoyant une durée de rétention pouvant atteindre 18 mois !).

Les étrangers arrêtés qui tentent d’échapper à l’expulsion vers un pays qu’ils ont fui (pour des raisons toujours très graves et, parfois, pour échapper à une mort certaine) peuvent être condamnés jusqu’à 1 an de prison et 3 ans d’interdiction de territoire. L’infraction aux lois sur le séjour est aujourd’hui considérée comme un délit passible d’emprisonnement. Des étrangers peuvent ainsi être emprisonnés pour le simple fait de ne pas se trouver en règle. Selon les chiffres du Ministère de la Justice, les détenus étrangers incarcérés pour infraction à la législation sur le séjour représentent ¼ des détenus étrangers en métropole (soit plus de 3 000 personnes). Entre 1984 et 1996, leur nombre a augmenté de 330% !!
Et après la prison, rien n’est réglé ! Ils/elles sont toujours sans-papiers et expulsables !

LES ETRANGERS SANS-PAPIERS NE SONT PAS DANGEREUX ! … ILS SONT EN DANGER !

REFUSONS LA CRIMINALISATION DES SANS-PAPIERS ! ETRE SANS PAPIERS NE DEVRAIT PAS ÊTRE UN DELIT.

NOUS EXIGEONS LA FERMETURE DES CENTRES DE RETENTION ADMINISTRATIVE !