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Marche sur le CRA de Vincennes le 3 janvier 2008

jeudi 3 janvier 2008.
 
MARCHE SUR LE CENTRE DE RÉTENTION DE VINCENNES

Les sans-papiers appellent à une marche sur le centre de rétention de Vincennes pour la libération de tou-te-s les personnes sans-papiers et la fermeture des centres de rétention.

JEUDI 3 JANVIER 2008 A 16H00

Départ à Porte Dorée / Musée de l’Immigration

Métro Porte Dorée (Ligne 8)

Mi-décembre une révolte a commencé au centre de rétention du Mesnil-Amelot : cahiers de doléances, revendications écrites sur les vêtements, refus d’entrer dans les chambres, grève de la faim...
Elle s’est étendue au centre de rétention de Vincennes où de nombreuses personnes sans-papiers ont rejoint la grève de la faim et refusé de rentrer dans leurs chambres.
La répression n’a pas tardé. Depuis, les CRS entrent dans le centre de rétention pour les réprimer. On compte plusieurs blessés parmi les grévistes. La police refuse d’appeler le médecin. Des personnes sont mises en isolement.
Mais les grévistes continuent d’exprimer leur détermination à ne pas céder.
Ils manifestent leur révolte contre la politique du gouvernement Sarkozy, demandent l’arrêt de la politique du chiffre, des rafles et des expulsions. Ce n’est pas une « amélioration des conditions de rétention » qu’ils veulent, mais bien la fermeture des centres eux-mêmes, car ceux-ci ne peuvent pas être humanisés.
Il n’y a pas de centres de rétention, pas d’expulsions qui respectent les droits fondamentaux. La violence des centres c’est leur nature ; elle est l’expression pratique de la politique des gouvernements successifs.
En cette fin d’année, les préfets ont reçu le message d’accélérer les rafles pour achever la politique du chiffre, atteindre les 25000 expulsions fixées par Hortefeux. Par conséquent, le harcèlement quotidien acharné contre les sans-papiers s’est encore accentué. Des arrestations ont lieu partout : lors de démarches administratives dans les préfectures ou les commissariats, devant des consulats, les écoles, au travail, aux domiciles, dans la rue et dans le métro...
La solidarité s’organise : rassemblements quotidiens devant les centres, notamment à Vincennes, marches, aide juridique, opérations de sensibilisation de l’opinion publique et appels à solidarité...

À Rennes, à Bordeaux, à Paris et un peu partout en France et en Europe, ces derniers mois ont vu de fortes mobilisations contre les centres de rétention.
La révolte à Mesnil Amelot a gagné Vincennes, et les grévistes demandent l’extension du mouvement à tous les centres de rétention.

Donnons de l’ampleur à ce mouvement.
Soutenons la révolte des sans papiers.