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Besançon : rassemblement le 13 mai

samedi 13 mai 2006.
 


NON AU PROJET DE LOI POUR UNE IMMIGRATION « JETABLE »

Rassemblement
samedi 13 mai à 15H
Place du 8 septembre à Besançon


La nouvelle réforme du Code de l’entrée et du Séjour des Etrangers et du Droit d’Asile (CESEDA) conduit à une négation radicale des droits fondamentaux de la personne. Elle restreint encore plus radicalement le droit au séjour pour les familles, les conjoints, les enfants, de toutes celles et ceux qui construisent leur vie en France. Nous appelons donc à manifester contre ce projet de loi sur l’immigration comme nous l’avons fait le 29 avril (15.000 manifestants à Paris et plusieurs milliers dans d’autres villes) ou le 1° mai à l’occasion des défilés traditionnels (et notamment à Besançon).
Après le CNE et le CPE, le gouvernement poursuit sa marche forcée vers la précarisation et la réduction des droits fondamentaux.
Des contrôles au faciès et des rafles à la couleur de la peau se multiplient partout en France, une circulaire scandaleuse du 21 février dernier sur les conditions d’interpellation détaille les moyens de piéger les sans-papiers, le texte concernant la validité du mariage multiplie les obstacles aux mariages entre Français et étrangers...
Le ministre de l’intérieur ne craint pas d’épouser les propos xénophobes de l’extrême droite stigmatisant les migrants : Le terrain est ainsi préparé pour faire passer ce nouveau projet de loi “relatif à l’immigration et à l’intégration” qui consacre le concept d’“immigration utile” opposé à celui d’“immigration subie”.

Derrière cette “immigration utile” se cache une conception archaïque de l’humanité selon laquelle certains êtres humains sont, par nature, les outils des autres.
Derrière l’“immigration subie”, se cache l’idée que ces êtres humains n’ont pas de droits par eux-mêmes, que leur vie familiale, leur vie privée, leurs besoins de protection sont négligeables s’ils ne sont pas utiles à la prospérité de la France.

Si ce projet de loi était accepté :
- la France deviendra un pays où les étrangers qualifiés de “subis” se verront refuser le droit à mener une vie familiale normale et au respect de la vie privée,
- la France deviendra un pays où les étrangers seront des outils de la prospérité nationale sélectionnés selon leurs compétences ou selon les besoins provisoires de l’économie et jetables après usage,
- les sans-papiers seront condamnés à la clandestinité à vie puisque le projet de loi supprime leur régularisation au bout de dix ans de présence en France,
- le travailleur migrant jetable sera souvent au mieux en situation marginale au regard droit du travail, au pire exclu,
- l’accès au séjour dépendra du bon vouloir du préfet,
- l’accès à un titre de séjour de longue durée, condition de l’intégration, sera soumis à des conditions inaccessibles en situation instable.

Comme le CPE, ce projet de loi :
- enfreint les droits fondamentaux et les principes constitutionnels,
- ouvre la voie à un projet de société précaire pour tous,
- doit être retiré.
Parce qu’il n’existe pas d’êtres sous-humains, nous devons faire de ce samedi 13 mai 2006, un moment fort pour le retrait du CESEDA.


Premiers signataires : ACAT, CDDLE, CISIA, FSU, JC, LCR, LDH, MRAP, PCF, RESF25, SUD Education, les Verts...

Tract de Besançon pour le 13 mai