Concert à Paris contre "l’immigration jetable"

AP 2 avril 2006
 

La place de la République à Paris a été le théâtre dimanche après-midi d’un grand rassemblement agrémenté d’un concert gratuit contre "l’immigration jetable", autrement dit contre le projet de loi gouvernemental régissant le futur "code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile".

Il y avait foule même si la célèbre place n’était pas pleine

PARIS (AP) - La place de la République à Paris a été le théâtre dimanche après-midi d’un grand rassemblement agrémenté d’un concert gratuit contre "l’immigration jetable", autrement dit contre le projet de loi gouvernemental régissant le futur "code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile".

Il y avait foule même si la célèbre place n’était pas pleine. En raison de la nature "festive" de l’événement, la préfecture de police n’a pas fourni d’estimation.

L’atmosphère était bon enfant, on dansait autour du podium, et les stands des organisations présentes étaient difficiles à approcher à cause de l’affluence.

Sur scène, étaient annoncés de nombreux artistes ou groupes dont Bernard Lavilliers, Didier Lockwood, Louise Attaque, Mano Solo ou encore les Têtes Raides.

De nombreux stands de diverses organisations, formations politiques d’extrême gauche, associations de soutien aux travailleurs immigrés, organisations antiracistes avaient été dressés autour de la place. Devant le podium, avait été déployé une grande banderole rouge avec l’inscription "Unis contre l’immigration jetable".

La foule était composée de gens de tous âges, avec toutefois une majorité de jeunes. De nombreux participants arboraient un macaron représentant un panneau d’interdiction routier sur lequel était inscrit "interdiction de jeter" devant un personnage debout aux côtés d’une poubelle.

Nombre de jeunes arboraient un T-shirt jaune sur lequel était inscrit "Contre l’immigration jetable".

Une affiche avait aussi beaucoup de succès : vendue par le Groupe d’information et de soutien des immigrés (Gisti), elle revendiquait la "liberté de circulation".

Le conseil des ministres a examiné mercredi dernier le projet de loi Sarkozy sur l’immigration, le deuxième texte sur le sujet depuis 2003, qui vise à développer une immigration économique "choisie" plutôt qu’une immigration familiale "subie".