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Niort : manif’ le 17 mars

vendredi 17 mars 2006.
 


À l’appel du Collectif de Défense du Droit d’Asile et des Libertés
Hôtel de la Vie Associative, 12 rue Joseph Cugnot, 79 000 Niort


MOBILISATION

POUR LE RETOUR DE « GAUCHER »
ET UNI(E)S CONTRE UNE IMMIGRATION JETABLE


RASSEMBLEMENT
LE VENDREDI 17 MARS À 17 H 30

EN BAS DE LA PLACE DE LA BRÈCHE


Il y a deux mois (17 janvier 2006), la préfecture des Deux-Sèvres a expulsé M. Inza Bamba de nationalité ivoirienne et surnommé « Gaucher », vers Abidjan. Très actif dans la vie associative niortaise depuis 5 ans, il a créé une association par laquelle il a développé des activités artistiques auprès des enfants des quartiers. La préfecture n’a nullement tenu compte de la volonté d’intégration de M. Inza Bamba. Nous nous élevons contre ces conditions d’expulsions ; il a été convoqué au commissariat pour être expulsé en moins de 24 heures (mardi 17 janvier 2006), et sans avoir pu prendre, ne serait ce qu’une chemise.

Ceci est un exemple de la politique d’immigration du gouvernement actuel qui va encore se renforcer avec la nouvelle réforme du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA). Ce projet de loi conduit à une négation des droits fondamentaux de la personne. Elle restreint encore plus radicalement le droit au séjour pour les familles, les conjoints, les enfants, de toutes celles et ceux qui construisent leur vie en France.

Si ce projet est adopté, il ne fera pas bon s’aimer entre Français-e-s et étranger-e-s, vouloir vivre avec sa famille ou avoir des enfants. Pour ceux-là, la multiplication sans fin des conditions rendra l’espoir de la régularisation bien vain

Quant aux étrangers en situation régulière, le droit de vivre en famille devient un exploit : le gouvernement prévoit de durcir les conditions du regroupement familial (ressources, logement, avis du maire sur l’« intégration » de la famille). Il jette la suspicion sur les pères étrangers d’enfants français, qui devront justifier de leur paternité.

C’est l’ensemble des droits des étrangers qui est en danger. Il est de la responsabilité de chacun d’entre nous de réagir. En stigmatisant les étrangers, le gouvernement tente de nous opposer les uns aux autres et il brade les libertés fondamentales.

Nous appelons donc à nous mobiliser pour le retour rapide en France de « Gaucher » et, nous refusons la réforme CESEDA qui, si elle était adoptée, ferait des étrangers en France, réguliers ou irréguliers, une population de seconde zone, privée de droits, précarisée et livrée pieds et poings liés à l’arbitraire du patronat, de l’administration et du pouvoir.